Enseignement Primaire Boukhobza Mohamed

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Biographie de Sidi Boutkhil

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1 Biographie de Sidi Boutkhil le Dim 5 Avr - 0:06

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Biographie de Sidi Boutkhil

Sidi Ed Dakhil (Mohammed ben Houcine ben Chaïb Ed Dakhil,) avait quatre fils et une fille nommée Kelthouma qui épousa Sidi Ahmed ben Slimane El Mejdhoub et dont la tombe est à Aïn-Séfra. Les quatre fils se nommaient : Ahmed, El Houcine (ou Mohammed El Houcine), Bouchnafa (ou Mohammed Bouchnafa) et Boudkhil –- une autre source parle de six fils mais il semble qu’il s’agisse de petits-fils et non de fils d’Ed Dakhil ; de toutes façons, des recherches plus poussées pourraient apporter d’autres éclaircissements sur la descendance de Sidi Ed Dakhil –. En ce qui concerne l’appellation Boudkhil du quatrième fils, dont il convient de retrouver le véritable prénom, il semble que ce ne soit qu’un surnom : Ibn Ed Dakhil puis Beddkhil qui s’est transformé en Boudkhil.

Ce détail attire l’attention sur le surnom, Sidi Boutkhil, qui désigne l’ancêtre lui-même, Mohammed ben Houcine Ben Chaïb Ed Dakhil. Nous savons par un document irréfutable que ce personnage portait bien le surnom de Sidi Ed Dakhil : en effet, un pèlerin marocain nommé Moulaï Ahmed qui a écrit ses mémoires –- document traduit en français au 19ème siècle –, note qu’au cours de son voyage, en 1709, sa caravane s’est arrêtée au lieu-dit Hejjaj (source à 20 km d’Aïn-Séfra utilisée comme étape par les pèlerins de passage) où « les Ouled Sidi Ed Dakhil qui habitaient Aïn-Séfra » leur ont apporté des provisions (beurre, raisins, orge, farine et sept moutons. Ceci en ce qui concerne la forme littéraire de ce terme. La forme populaire, quant à elle, est apparue très tôt : la formule Ouled Sidi Ed Dakhil a été progressivement corrompue par l’usage. Après la mort de l’ancêtre à Rba et durant les années de conflit, a commencé à apparaître la formule générale utilisée dans les références généalogiques des Arabes de Ouled Ed Dakhil ou Beni Ed Dakhil, avec suppression de la particule Sidi qui signale un personnage d’origine chérifienne ou un grand homme religieux. Une autre formule du singulier ne tarda pas également à être utilisée : comme on disait Boubekri pour désigner un descendant d’Abou Bakr Es Seddiq (ر), ou Bouchikhi pour un descendant de Sidi Cheikh, on apprit à dire Boudkhili pour un descendant de Sidi Ed Dakhil — on trouve le terme de Fqih El Boudkhili dans un texte d’Abou Mahalli qui a écrit au début du 16ème siècle (rapporté par l’auteur marocain A. Meziane) –. C’est ainsi qu’une succession d’altérations et de combinaisons du langage populaire a permis le passage progressif de la forme originelle Ouled Sidi Ed Dakhil à la forme corrompue mais largement usitée aujourd’hui de Ouled Sidi Boutkhil (Ouled Ed Dakhil ou Beni Ed Dakhil puis le pléonasme Ouled Bedkhil ou Ouled Boudkhil, suivi du rétablissement de la particule de chérifisme qui donne Ouled Sidi Boudkhil pour aboutir à la forme actuelle de Ouled Sidi Boutkhil. Mohammed ben Houcine ben Chaïb Ed Dakhil, mourut à Rba, vers 1565, laissant derrière lui une zaouïa florissante qui, outre les centaines d’élèves qu’elle avait formés.

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